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Marché

L'optique en pharmacie : une renaissance, pas une nouveauté

21 juillet 2026Multisanté

Une professionnelle de santé en blouse blanche, portant des lunettes, tenant une tablette avec le logo Multisanté

Une frontière longtemps poreuse

Avant que l'opticien-lunetier ne devienne une profession de santé à part entière, la frontière entre marchands de lunettes et autres commerces de proximité était loin d'être étanche. Les premières lunettes arrivent en France vers 1450 ; à la fin du XVIᵉ siècle, miroitiers, lunetiers et bimbelotiers sont réunis au sein d'une même corporation. Il faut attendre 1720 pour que les marchands de bésicles puissent revendiquer le titre d'« opticien », et 1954 pour la création du BTS opticien-lunetier qui structure la profession telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Ce que dit la loi, aujourd'hui

Le Code de la santé publique (articles L.4362-1 et suivants) autorise une officine à vendre des produits d'optique-lunetterie — à condition qu'un professionnel titulaire du BTS ou du Brevet professionnel d'opticien-lunetier soit présent pour réaliser la vente. Ce n'est pas une zone grise : c'est un cadre précis, que peu d'officines ont exploité jusqu'ici.

Pourquoi si peu de pharmacies s'y sont mises

À partir des années 1970-1980, des enseignes spécialisées se sont développées sur tout le territoire, captant l'essentiel de la demande. La plupart des officines n'avaient ni l'espace, ni le personnel qualifié, ni le temps de recruter un opticien pour quelques mètres carrés de vente. Le marché s'est structuré ailleurs — comme cela a été le cas pour d'autres catégories longtemps associées à l'officine.

Un retour qui ne fait pas l'unanimité

Le retour de l'optique en pharmacie est aujourd'hui suivi de près par la profession d'opticien, qui y voit une remise en cause de son modèle de distribution. C'est un débat de marché légitime — mais il ne change rien au cadre réglementaire, qui autorise cette activité dès lors que la qualification requise est respectée.

Le parallèle Multisanté

C'est exactement ce terrain que couvre PharmOptic : un corner optique de 5 à 6 m², avec un opticien diplômé recruté et formé par Multisanté, dans un cadre réglementaire qui n'a rien de nouveau — simplement peu exploité jusqu'ici.


Sources : Acuité (« L'opticien-lunetier au fil des siècles »), Code de la santé publique (art. L.4362-1 et s.), Le Quotidien du Pharmacien, FréquenceOptic.

Votre officine peut-elle accueillir un corner optique ?

5 à 6 m² suffisent. Nous vérifions avec vous la surface, la zone de chalandise et le potentiel — et nous recrutons l'opticien diplômé.